Je finissais l'article 27 par "alors je crée pour résister à la destruction stérile de mon temps", et bien hier je n'arrivais plus à créer, et j'ai eu peur. Et d'un coup, toutes les portes que j'avais à nouveau entrouvertes se sont refermées, sensation d'impuissance, d'incapacité.
Comme quoi ce n'est pas si simple que ça de créer, il ne suffit pas de se dire "aller je m'y mets" et de regarder sa main noircir des pages entières, enfin ça ne se fait pas comme ça pour moi, par pour ce que je veux faire. Je pourrais toujours chier des phrases entières d'inepties comme celle que je rédige actuellement, mais je n'arriverais pas à faire un texte correct qui me plaise et qui mériterais d'être mis en musique. Je bloque, et on écrit rien de bon en se forçant.
Alors, alors quoi ? Qu'est-ce qu'on est sensé faire quand on se rend compte que son cerveau est en stand-by et qu'on ne trouve plus la touche pour le faire fonctionner à nouveau comme on le désir ? Et bien on se fait peur. Et hier j'ai eu peur !
Hier j'ai eu peur et devant ce nouveau paramètre, j'ai réfléchi, réfléchi pour reconstruire autrement, puisque l'ancienne manière ne marchait plus.
Résultat, pour reconstruire il va falloir détruire, et ça tombe bien, je n'ai pas peur de détruire, je dirais même plus : j'adore ça.